Défendre un service public d’éducation de qualité pour tous les parisiens !

lundi 6 février 2012
par  webmestre
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Déclaration commune du SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUIPP-FSU, de SUD-éducation, de l’UNSA, du SGEN-CFDT, de la FCPE,de la Ligue de l’Enseignement et des élus de la majorité municipale au CDEN du 2 février 2012

A l’heure où les instances académiques de l’éducation nationale se réunissent pour examiner les moyens alloués aux écoles et collèges de l’enseignement public, nous, syndicats, élus, fédérations de parents d’élèves et d’éducation populaires de l’académie de Paris, tenons à exprimer solennellement notre refus de voir notre service public d’éducation fragilisé une rentrée de plus par des choix de rigueur budgétaire.

En effet, non seulement ces restrictions en moyens humains pèseront directement sur la bonne scolarité des jeunes parisiens (options regroupées, manques d’encadrement, impossibilité de travail en petits groupes…) mais elles contribueront un peu plus au sentiment de dévalorisation de notre service public d’éducation.

Nous ne pouvons accepter de voir chaque année des familles faire le choix de l’enseignement privé, et ce dès l’école primaire, afin de voir si l’herbe n’y serait pas plus verte. D’ailleurs nous avons la conviction qu’elle ne l’est pas, même si l’absence d’éléments chiffrés ne nous permet pas encore de le démontrer. Car de même que le Ministère n’ose plus évaluer publiquement les résultats de ses politiques de peur d’affronter ses échecs, le Rectorat travaille dans une opacité toujours plus grande. D’un côté l’académie ne nous donne même plus les outils pour étudier comment sont affectés précisément les moyens de chaque établissement public. De l’autre seuls les très bons résultats aux examens des élèves issus des écoles privées sont mis en avant sans rien dire de la sélection à l’entrée ni en cours de scolarité qui est y est pratiquée.

Seule l’école publique assume le service d’éducation pour tous ! C’est pourtant l’école publique qui porte la plus grosse part des rigueurs budgétaires imposées.

Alors que nous multiplions les initiatives pour améliorer au quotidien l’image de nos établissements dans leur quartier et auprès des familles, nous souhaitons, par cette déclaration commune, rappeler que si pour nous, enseignement public et enseignement privé ne sont en aucun cas complémentaires, ils n’ont pas plus vocation à devenir concurrentiels. Or l’absence d’informations claires et détaillées relatives aux moyens prévisionnels de la rentrée 2012, en particulier dans le second degré, ne peut que nous inquiéter, et c’est naturellement que nous nous demandons si l’un n’est pas déshabillé au profit de l’autre et comment les missions de service public que l’école publique assume sont reconnues et soutenues.
Aussi, afin de nous permettre de mesurer l’évolution des écoles et collèges privés sous et hors contrat de l’académie de Paris, nous souhaitons être destinataires d’éléments précis relatifs aux évolutions d’effectifs, aux origines géographiques et aux trajectoires des élèves ainsi qu’aux détails de la répartition des moyens affectés établissements par établissement, année par année. M. Michelet, lors du dernier CDEN, s’est engagé à nous donner ce type d’informations. Cela nous semble essentiel pour défendre et améliorer l’éducation publique à laquelle nous tenons tant.

Nous espérons que par cette déclaration sans précédent, le service public d’éducation, qui a plus que jamais besoin d’être soutenu et valorisé, retrouvera enfin sa juste place à Paris.


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